Pitch

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Vous voulez créer un coffee shop cosy où l’on s’y sent bien? Un coffee shop à l’image de Hawaï, avec des canapés cosy et du café de specialité? Anne la gérante, a reussi à concrétiser son rêve de monter son coffee shop idéal !  


La création et la mise en place du projet

« Je m’appelle Anne et j’ai fondé Aloha Café en Juin. J’ai réalisé mes études au sein d’une école de commerce et j’ai ensuite travaillé dans une maison de disques pendant près de 10 ans. J’étais attaché de presse et m’occupais des artistes (promotions, communications, …)

Les différentes étapes :

  • L’idée

L’idée de ce concept m’est venue en 2010 après un voyage à NYC. Je me suis dit que le café était vraiment bon là-bas, contrairement au nôtre. Suite à ce voyage, j’ai eu une première opportunité pour un local sur Paris. Mais heureusement cela ne s’est pas concrétisé car il ne m’aurait pas convenu. Le vrai déclic a été mon plan social au sein du label de musique pour lequel je travaillais. J’en ai profité pour faire partie du dispositif. Suite à ma démission, je pars en vacances à Hawaï avec mon mari et je tombe enceinte là-bas. Hawaï représente beaucoup pour moi. J’apprécie énormément cette île et j’en suis littéralement tombée amoureuse.

  • Le Business Plan 

Mon père, ancien directeur financier, m’a aidée sur toute la partie financière. J’ai toutefois passé des journées entières dans tous les coffee shops de Paris, à discuter avec eux, à passer la journée et à analyser ce que prenait les clients, à compter le nombre de clients qui rentraient dans le coffee shop…. L’objectif était de comprendre comment ce marché fonctionnait en France. C’est un univers de « potes ». Aloha Café, c’est un point de rassemblement, un lieu de vie, c’est ce que je voulais : « Feels like home », c’était la première phrase de mon Business Plan et la première valeur que je voulais véhiculer en ouvrant ce coffee shop. Aloha : cela veut dire bienvenue, bienveillance en hawaïen.

  • Trouver l’emplacement et faire appel au financement.


Le Financement

Les banques ne voulaient pas me suivre au départ car le droit au bail était trop élevé (100K€). J’ai finalement trouvé un partenaire bancaire, qui est en fait ma banque : le crédit mutuel. Le conseiller a adhéré à mon projet immédiatement et j’ai eu un crédit de 170K€.

Grâce au plan social, j’ai eu aussi droit à un autre budget dédié à la formation pour les personnes désireuses de créer leur propre entreprise. J’ai donc fait une formation de barista à la Caféothéque (le budget était de 7000€) et une formation chez Ferrandi en snacking sucré et salé. J’aime beaucoup la cuisine mais je me suis surtout rendu compte que ce n’était pas mon métier et qu’il fallait que je m’entoure de personnes formées et expertes dans ce domaine. Je connais mon expertise (PR, gestion, communication, relationnel,…). »


L’Emplacement et Approvisionnement  

« A Paris, je prends mon temps car je voulais trouver un local dans mon quartier. Pourquoi ? J’habite dans le quartier, je dois m’occuper de mes enfants et je les deposent à l’ecole avant d’aller au café. D’un point de vue pratique en tant que maman, c’était l’ideal. Dû à ces contraintes, il a été très difficile de trouver un local assez grand, se trouvant dans mon quartier de prédilection, et accessible en terme de prix.

Lorsque j’étudiais le marché, je suis allée étudier les coffee shops et ce qui m’a marquée, c’est la taille de leurs locaux. Ils sont tous très petits. Or, mon quartier (9eme arrondissement) a une population composé de familles et d’enfants. Conclusion, il faut de la place pour les poussettes ! Il fallait absolument que mon local soit donc adapté à ma clientèle : les familles avec enfants.

Pour trouver ce fameux local, j’ai fait appel à une agence. Mais un ami m’a très vite conseillée de passer plutôt par Leboncoin. J’en ai visité quelques-uns puis celui-ci. La première fois que je l’ai vu je l’avais trouvé un peu petit mais finalement en y retournant une seconde fois, je me suis dit qu’il fallait foncer.

Apres avoir enfin trouvé, ce sont les péripéties de banques, de notaires et d’aménagement du local qui ont ralenti la mise en place du projet.

J’ai un ami architecte qui m’a réaménagé le local entièrement et gratuitement. J’ai tout de meme économisé plus de 20 000€. Pour la décoration, je voulais faire appel à une décoratrice mais finalement je l’ai fait moi-même, c’était plus économique. Mes inspirations proviennent d’Hawai.

La carte a été créé à l’aide d’une consultante : Camille, cuisinière et prof de yoga. Elle a géré toute l’organisation de la cuisine et a concrétisé ce que je voulais faire avec ma carte. Depuis, j’en suis ravie et j’adapte au fur et à mesure. La carte change toutes les semaines.

Et pour le café, c’est « Lomi »: ils torréfient notre café. Je me suis renseignée auprès d’autres baristas, on a goûté leur café et ils sont très bons, on les a choisis tout naturellement. Mais il y  n’a aucun contrat qui nous lie à eux. »


La Stratégie Marketing 

« Nous nous positionnons comme un coffee shop. Pleins de gens ne se rendaient pas compte que c’était un coffee shop au départ. Pour rappel, la particularité d’un coffee shop, c’est le café de spécialité et on prend le temps de le faire. Les professionnels du café sont les baristas. On a peut-être un peu perdu cela mais à la base nous sommes vraiment spécialisés dans le café.

En terme de Communication, des articles sont parus dans : Elle, Paris bouge, le bonbon, les blogs féminins, My little Paris, …Cette visibilité nous a permis de gagner en notoriété.

Enfin, on est assez isolé dans ce quartier et nous n’avons pas de coffee shop aux alentours. Donc, il n’y a pas trop de concurrence avec les autres coffee shop parisiens. C’est assez bienveillant. »


L’équipe

« Nous sommes 3 collaborateurs. On a un chef cuisinier et une barista. C’est une collaboration entre nous trois, tout est concerté : les menus, le café,…tout le monde participe. Alexia notre barista a aussi une casquette de pâtissière. Elle cuisine les gâteaux avec le chef cuisiner.

On a gagné ensemble en organisation et en service : Comment sert-on, comment cela doit être présenté au client, être amené au client…N’étant pas du secteur, j’ai du tout apprendre, j’avais besoin de gens experts autour du moi.

Le recrutement a été très dur. Mais je suis très contente aujourd’hui.

Avec Alexia, la barista, nous nous sommes rencontrés sur HospoJobs : c’est « Hollybelly » qui a créé ce portail dû à un manque de plateforme pour le recrutement de baristas. J’ai donc posté mon annonce et j’ai rencontré Alexia. Elle a fait de la pâtisserie, travaillé au sein du mandarin oriental, et a aussi participé à un championnat de baristas qu’elle a gagné.

Alexia faisait partie aussi du RBF : le réseau des baristas de France. Mais le réseau ne me convenait pas, c’est pour cela que je me suis dirigé vers HotspoJobs.

Aujourd’hui, on apprend côte à côte, on partage énormément les taches. J’en discute toujours avec eux.  C’est une vraie collaboration.

On espère recruter prochainement pour développer le concept. »


Résultats et projets 

« Ce n’est pas fini car nous n’avons ouvert qu’en juin et Il y a encore plein de choses à faire. Je ne suis pas rentable évidemment mais ça fonctionne, on commence à se faire connaître et avoir une certaine notoriété.

Le concept se travaille et on se cherche encore bien évidemment : on travaille encore sur les horaires par exemple. Tout se construit réellement au fur et à mesure.« 

aloha café - salle


Les Conseils d’Aloha Café 

  • S’entourer des bonnes personnes : J’ai un comptable qui m’a été conseillé et j’en suis très satisfaite. C’est nécessaire de s’entourer des bonnes personnes et d’avoir une bonne relation avec ses différents partenaires.
  • L’emplacement idéal !
  • La trésorerie : avoir de l’argent d’avance. Au moins 4 mois pour payer ton loyer et tes charges
  • Etre bien avec son banquier. Trouver le bon. J’ai fait plein de moodboard pour lui faire comprendre, pour le faire rêver et il a toute suite adhéré. Il s’est battu pour moi. J’ai emprunté 170 K€ au total.
  • Ne pas s’enflammer. Faire un forecast très pessimiste.
  • Bien recruter en faisant confiance à son instinct.
  • Avoir confiance en soi aussi ! Garder une certaine cohérence autant dans le prix (il faut un équilibre, pas trop cher mais assez pour s’y retrouver) que dans la déco, etc. …
  • La vie privée : Une femme avec enfant en tant que conceptrice de projet, est-ce faisable ou pas ? Soit tu es jeune et tu te lances sans enfants pour en faire plus tard, soit tu as du soutien autour de toi pour t’aider. Pas d’enfant c’est encore plus facile et c’est encore mieux. La personne à tes cotés doit apporter son soutien et c’est très important.
  • Le soutien des proches : Toute ta famille doit te soutenir. »


Résumé

Concept :

  • Idée : Créer un coffee shop où l’on se sent bien, une ambiance cosy et familiale.
  • Carateristiques du concept : Un café torréfié par Lomi et des plats de saison proposés en carte.
  • Local : Un local bien placé et surtout très grand pour un coffee shop.
  • Financement : Une partie provient d’un prêt bancaire et l’autre provient de ses propres économies
  • Communication : Communication via les réseaux sociaux. Quelques publications sur des blogs et sites lifestyle. 
  • Difficultés rencontrées : La recherche du local idéal car il devait être situé dans une « rue » précise.

Business Partenaires :

  • Architecte : Un ami d’Anne a aménagé et designé son local
  • Création de la carte : Camille, une cuisinière et prof de yoga a contribué à la création de sa carte
  • Fournisseur de café : Anne travaille avec Lomi, un torréfacteur, pour son café de spécialité

On remercie Anne pour son témoignage et son aide à la création de cet article 🙂

http://www.alohacafe.paris/

Aloha café